Les Petits Mouchoirs ? Mais quelle grosse MERDE !!!

Je préviens aimablement l’assistance que, dans ce billet, j’ai l’intention de spoiler une partie de l’intrigue pour étayer mon avis sur ce film qui m’a rendue FURAX. Si vous souhaitez préserver le mystère c’est tout simple : vous ne lisez pas ce billet !

Les Petits Mouchoirs, c’est le film de Guillaume Canet (avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Anne Marivin, Laurent Lafitte, Jean Dujardin etc.) qui connait un véritable succès au box-office depuis quelques semaines. Si les premières critiques que j’ai lues dénonçaient le côté un peu “bobo parisien” – que je n’ai pas retrouvé d’ailleurs, les suivantes faisaient plutôt état d’une belle histoire d’amitié dans laquelle chacun d’entre nous pouvait se retrouver… Initialement, je ne souhaitais pas aller le voir, jusqu’à ce que je lise cet émouvant billet d’Azzed (qui vous donnera une autre vision que la mienne, alors allez voir). Mais d’abord, here comes le pitch : A la suite d’un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les “petits mouchoirs” qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.”

Je refais le pitch : à la suite d’un événement bouleversant (le personnage de Jean Dujardin, en scoot, se prend un camion de pleine face), une bande de copains (LA bande des MEILLEURS COPAINS du blessé à moitié inconscient et complètement défiguré, qui se trouve aux soins intensifs, limite entre la vie et la mort, bref en TRES TRES TRES sale état) décide, malgré tout, de partir LE LENDEMAIN en vacances ensemble à la mer, en se disant que de toutes façons ça ne sert pas à grand chose de rester au chevet de leur pote, surtout que sa mère est là. Déjà, à ce stade de l’intrigue, j’ai eu la furieuse envie de quitter la salle (mais j’étais pas seule, donc je me suis rongé les ongles pendant 2H30 et bordel je peux vous dire que c’était LONG !!!!). Parce que, même si je sais que dans la “vraie vie” l’égoïsme des “amis” n’est pas totalement une légende, cette notion de l’amitié ne m’est absolument pas familière et que je ne me verrais pas ainsi abandonner MON pote de toujours pour partir en vacances !!!

Donc, la bande de potes part en vacances et nous joue plus de 2H00 de bal des faux-culs. Chacun des personnages offre aux autres – et aux spectateurs – son égocentrisme et ses petits arrangements avec l’amitié, la vie, la vérité etc. Une bande d’amis où chacun ne pense qu’à sa gueule, et où l’hypocrisie des rapports humains est minutieusement (laborieusement même) détaillée. Autant vous dire que pendant ces 2 heures il ne se passe RIEN et on s’emmerde. Les personnages sont en vacances à la mer donc à part bouffer des huitres, faire du bateau, boire l’apéro et nous faire part de leurs conversations “égocentrées” ils sont tout SAUF aimables. Aussi, comme on pouvait s’y attendre, au bout de 2H00 leur pote meurt comme un con tout seul à l’hosto et là, toute la bande nous joue la grande scène du 2 à coups d’hommages infiniment larmoyants et hypocrites autour du cercueil ! Et là, ENFIN, c’est fini !

Mais bon sang que j’exècre tous ces gens qui se ruent au cimetière pleurer ceux qu’ils n’ont su honorer de leurs vivants !!! Comment peuvent-ils atteindre de tels sommets d’hypocrisie et, pire, les dissimuler derrière un mot aussi lourd de sens que le mot “amitié” ?  Croient-ils seulement se racheter une conscience auprès de ceux qu’ils ont lâchement abandonné comme s’ils étaient des chiens galeux ? C’est lorsque les gens sont VIVANTS qu’il faut être à leurs cotés, quand les vers ont commencé à les bouffer il est définitivement TROP TARD !

Donc, on l’aura compris, je n’ai pas accroché UNE SECONDE à ce film. Pire, la médiocrité de ce tableau m’a rendue furieuse. Pourquoi ? Parce que je commence à en avoir marre de ce genre de descriptions relous de l’amitié, comme on a pu en voir dans “Le code a changé” ou dans “Les meilleurs amis du monde”. Une notion de l’amitié infiniment éloignée de MA conception de l’amitié, qui n’a JAMAIS été cet assemblage de p’tites vies étriquées et égoïstes qui ne s’unissent que pour s’épanouir dans l’hypocrisie de leurs rapports. Pourtant, si ces films connaissent d’évidents succès populaires, c’est parce que nombreux sont ceux qui se reconnaissent dans leurs intrigues… Je peux – presque – le comprendre. Car cette hypocrisie, je l’ai vécue à mes dépends, lors d’épreuves particulièrement douloureuses et difficiles de ma vie. Je me souviens (c’est un exemple parmi TANT d’autres…) de cette “meilleure amie” qui, au lendemain de la mort de mon père, m’avait dit “je ne peux pas rester avec toi ce soir, mon mec ne comprendrait pas que je m’absente deux soirs de suite” … !!!! Ce genre de comportements ce n’est pas de l’amitié pour moi, et les plus graves épreuves que j’ai vécues dans ma vie m’ont, au moins, permis de faire le meilleur des tris dans mon carnet d’adresses ! Donc, ces grandes bandes d’hypocrites, comme celle décrite par Guillaume Canet, je ne nie pas leur existence. Simplement, j’ai du mal à concevoir qu’on puisse encore les dépeindre comme des relations d’amitié et, pire, je ne comprends absolument comme des gens de mon entourage peuvent encore se retrouver dans ces portraits qui m’inspirent tout juste de la HONTE.

Sans méchanceté aucune mais avec réalisme, je souhaite à chacun de ceux qui ont aimé ce film de se retrouver quelques instants SEUL dans une terrible épreuve. Seul, sans la sempiternelle “famille qui va bien” quand les “amis” font défaut. Sans famille, sans amis, SEUL dans l’épreuve. Puissent-ils alors comprendre que l’amitié ne se nourrit pas d’individualisme et de mensonges, mais d’altruisme, de partage, de soutien et de sincérité. A bon entendeur…

(j’vous épargne l’excellente bande-annonce qui n’a hélas RIEN à voir avec l’ambiance du film)

Bon sang que j’exècre tous ces gens qui se ruent au cimetière pleurer ceux qu’ils n’ont su honorer de leurs vivants ! Comment peuvent-ils atteindre de tels sommets d’hypocrisie et, pire, les dissimuler derrière un mot aussi lourd de sens que le mot “amitié” ?  Croient-ils seulement se racheter une conscience auprès de ceux qu’ils ont lâchement abandonné comme s’ils étaient des chiens galeux ? C’est lorsque les gens sont VIVANTS qu’il convient d’être à leurs cotés, car quand les vers ont commencé à les bouffer, c’est qu’il est définitivement TROP TARD !
Permalien


36 commentaires

  1. Posté par La perchee le 24 novembre 2010 à 0:45     

    En lisant le début de ton billet je me suis dis que pour que tu réagisses aussi fort, il fallait que cela ai fait échos a une expérience vécue par toi. Et c’est ce que j’ai eu la tristressse de constater par la suite.

    Mais en fait je pense que ce que tu dis, ce que tu critiques de ces personnages, c’est exactement le message que fait passer le film. Et qu’il le fait très bien passer la preuve en est ta réaction : c’est une sale bande de cons qui ne pense qu’à sa gueule. Et pitié faites que je ne sois jamais comme ça!

    Je ne pense pas vraiment que Canet “aime” ses personnages. Au contraire, c’est une critique de l’amitié superficielle.

    Critique que j’ai trouvé très très juste.

  2. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 0:58     

    Dans l’intention de Canet d’en faire une critique de l’amitié superficielle, je pense que tu as raison. Sauf que dans la réalité, ça n’en est pas une. Pour une raison très simple : les personnages n’évoluent pas. Dans un film, enfin dans un BON film…, on dresse au départ des portraits de personnages qui, par à l’occasion d’un événement, évoluent. Or, dans le film de Canet justement, les personnages n’évoluent pas, et ne se remettent JAMAIS en question puisque, même à la fin, ils continuent à pleurer sur LEUR sort… Donc pour moi, le message ne passe pas.

    La preuve en est que – contrairement à toi qui dis “pourvu que je ne sois pas comme ça” – ce qui m’a plus que tout choquée ce n’est pas tant le film lui-même que les gens de mon entourage ou du net qui ont écrit/dit des choses comme “c’est une belle histoire d’amitié” ou “on se reconnait tous dans l’un des personnages”. S’ils avaient perçu ce film comme une critique, je pense qu’ils n’auraient pas osé dire si ouvertement qu’ils s’y reconnaissaient…

  3. Posté par eamimi le 24 novembre 2010 à 6:49     

    Je n’ai pas vu les petits mouchoirs et, à te lire, heureusement.

    J’avais été, comme toi, invitée à voir Les Meilleurs Amis du monde, dès la scène de la voiture je m’étais sentie mal et avait eu envie de partir. Je ne comprenais pas comment on pouvait dépeindre une relation comme ça et parler d’amitié. Ce film m’avait laissé un goût amer en bouche plusieurs heures après.

    Je vois donc que le cinéma français a remis ça ..

  4. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 7:21     

    Dans “Les Meilleurs Amis du Monde” il y avait du second degré, là non. Mais je me souviens effectivement combien ce film t’avait dérangée… Le film de Canet ne m’a laissé aucun mauvais goût dans la bouche, je me suis juste emmerdée d’un bout à l’autre, mais ce qui m’a bouleversée à posteriori c’est qu’on ait pu l’encenser et se reconnaitre dedans…

  5. Posté par eamimi le 24 novembre 2010 à 7:32     

    Ah parce qu’en plus y’a pas de second degré ? ébé ? Remarque y’a Marion Cotillard ça aide pas !
    Je comprends complètement ce que tu ressens en tout cas.

  6. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 7:35     

    Ya des trucs un peu drôles (un peu… et d’autres pas du tout comme une pseudo histoire pas crédible 3 secondes d’un des mecs en couple de la bande amoureux d’un autre) mais pas de quoi faire oublier la niaiserie du reste !

  7. Posté par Kristilla le 24 novembre 2010 à 7:59     

    Je n’ai pas vu le film, mais je ne peux décrire comme ton billet me touche, me percute plutôt, vu certains événements survenus dans ma vie ces dernières semaines…
    Et (toujours sans avoir vu le film), ne peut-on pas dire que si les personnages n’évoluent pas, c’est parce qu’hélas dans la vie, certaines personnes, persuadées d’être dans le bon, n’évoluent pas non plus?

  8. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 8:04     

    Un manque de remise en question, peut-être, mais j’en suis pas convaincue…
    (et des bises pour te remonter le moral alors…..)

  9. Posté par Littledaewoo le 24 novembre 2010 à 8:15     

    Bon alors moi j’ai trouve ça long pour rien, bourre de cliches a 2 balles ( cottillard ethnologue qui fume des pétards du lever au coucher… ) navrant, culpabilisant et stérile…
    Parce que moi comme toi j’ai perdu un Etre cher ( mon meilleur ami que je considérais comme mon grand frère ), avec mes cousins et nos copains mutuels on se faisait des vacances sui durent un été un peu comme celles du film mais en beaucoup moins superficielles, sauf que sur le coup je n’ai vu que le vernis, le 1er degré, les points communs… Edouard est mort seul un mercredi a l’aube dans sa chambre d’hosto, la veille je lui avais fait exactement la même scène quasi mots pour mots de Cottillard… Bref on pourrait se dire Parce que je l’ai moi même pense pendant 48h que je suis une salope qui laisse crever son pote a l’hosto seul. Oui mais Voila, non… Parce que je suis restée 3 sem a 800 bornes de chez moi ( arrangement de planning, congé sans solde, hôtel ) a le veiller alors qu’il était plonge dans le coma pour sedater une hépatite foudroyante. J’ai du rentrer chez moi, un lundi, en lui disant a l’oreille “je reviens samedi “, puis le soir son état avait empire, sa mère m’a appelée pour connaitre mon avis, ma décision… Le mardi apres le boulot j’apprends qu’ils allaient le débrancher, alors j’appelle, et j’attends jusqu’à l’aube…

    Pendant 48h j’ai cru que j’étais la pire amie qu’il ait pu avoir…
    Ce film m’a rendu infiniment triste.
    Alors que finalement, ce n’était pas le reflet de ce que j’avais vécu…
    Les personnages surjouent des monologues insipides, pourtant, a la base je les aime bien tous.
    On se perd dans les références malheureuses du film de potes ( les bronzes, un éléphant ça trompe…).
    Le quart d’heure hidalgo beau gosse de Maxime Nucci sorti de nulle part ne pouvant sauver a lui seul un navire a la dérive.

  10. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 8:24     

    Je comprends, mais ton histoire et ta présence c’est tout ce que le film ne raconte pas, hélas… 

    Je suis restée un mois, nuit et jour, au chevet de mon père. J’ai été là à chacune des “dernières fois” de ce que l’autonomie et la vie lui retiraient peu à peu… Et puis, deux jours avant sa mort, j’ai pris la décision de partir, pour ne pas partager ce moment avec ceux qui, justement, n’avaient RIEN partagé de son dernier mois et revenaient “trop tard”. 

    Ça a été la décision la plus difficile et douloureuse que j’ai prise de ma vie. Mais je ne l’ai jamais regrettée. Au contraire, je crois que c’est de loin la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie. Il a fermé les yeux qq minutes avant que je parte, et ne les a plus jamais réouverts… “Techniquement” il est mort avec d’autres que moi, mais moi je sais que c’est avec moi qu’il a vécu……

    Les autres, m’a-t-on dit, vivent depuis avec le remord de n’avoir pas pu lui parler une dernière fois. Je vis, depuis autant d’années, avec le bonheur et la sérénité d’avoir fait ce qui était le mieux pour lui et d’avoir été là. Ca n’a pas de prix.

  11. Posté par Camille le 24 novembre 2010 à 8:25     

    Bon bon bon…

    Le dernier paragraphe m’a un peu choquée, en fait.
    J’ai vécu ça.
    Quand j’ai été hospitalisée, 4 mois, j’ai eu la visite de… DEUX amis. Alors qu’on était une bande d’une dizaine de très bons amis, toujours ensemble, à faire les 400 coups ensemble.
    Quand je me suis retrouvée là bas, et que j’ai réalisé que la seule chose qui comptait, c’était de les revoir, et que seuls les 2 sont venus, ça m’a fait vraiment mal. J’ai mis 4 ans à mettre ça derrière moi, et je les ai revus, sans en parler, toutefois.

    Et pourtant j’ai aimé ce film. Je l’ai aimé parce que justement le propos est de montrer que sous les airs de grands potes, chacun est égoïste et pense à son propre confort avant tout.
    En revanche, MA conception de l’amitié, c’est pas ça non plus. Je sais comme je suis, et je suis capable de tout pour mes amis, parce que c’est comme ça, les amis, c’est très bateau ce que je vais dire, mais c’est sacré.

    Alors je veux bien en revanche admettre que la fin du film est abominable, la dernière 1/2 heure au cimetière, c’est trop, c’est voyeur, c’est pathétique (dans le sens 1er du terme) c’est surjoué, c’est inutile.

    Mais le reste du film m’a vraiment touchée, blessée, même, je crois, et parce que j’ai vécu ce que j’ai vécu, il restera pour moi un très bon film.
    Que je couperai avant la fin.

  12. Posté par Camille le 24 novembre 2010 à 8:28     

    (Et par contre je viens de lire le commentaire de Little Daewoo et j’ai envie de lui dire <3)(et après j'arrête de m'épancher dans tes commentaires!)

  13. Posté par Littledaewoo le 24 novembre 2010 à 8:52     

    Quand on laisse un com depuis un iPhone on a du mal a jauger et revenir sur ce qu’on a dit…

    Mon expérience vient illustrer ma critique qu’on peut donc lire en début et a la fin de mon com… Ahem… ( LOL )

    Merci Camille ( d’avoir été la a la sortie du film et d’être toujours la maintenant. )

    Merci Plastie pour ton partage d’expérience qui me touche infiniment…

    Moi aussi maintenant je sais que j’ai fait ce qu’il y avait de mieux a faire pour lui.

  14. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 8:56     

    @Camille : je connais ta conception de l’amitié. Et je sais que tu es CELLE qui a été là ce dimanche de grand soleil de juin, et qui m’a apporté des glaces alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps sur mon canap’ avec ma fucking rotule fêlée… :biz (et si ça peut te consoler, moi aussi j’ai pu compter sur les doigts d’une seule main – voire sur un doigt tout court – les amis qui ont été là sur mes 6 mois de “galère” avec dans l’ordre d’apparition : séparation d’avec mon mec, perte d’emploi, plastie abdominale foireuse, agonie puis décès de mon père, méningite et RMI ! Ah ça pour faire du tri j’ai fait du tri après j’peux te dire !!!!)

    @Littledaewoo : je crois que tu as fait ce qu’il y avait de mieux à faire, oui :biz

  15. Posté par Nicolas Sykas le 24 novembre 2010 à 11:17     

    Plastie, je partage ta détestation de ce très mauvais téléfilm qu’est “Les petits mouchoirs”, cependant je trouve ta critique bizarroïde, puisque tu ne critiques pas le film mais les sentiments des personnages, éloignées des tiens.

    Tu ne peux pas dire “je n’aime pas ce film parce que ce n’est pas MA vision de l’amitié”. Ce serait comme de dire que tu n’aimes aucun film policier, parce que personnellement, tu n’as pas envie de tuer des gens.

    Bref, tout ça pour te dire que Les petits mouchoirs est un film infiniment mauvais, mais que ta critique n’est pas sérieuse, que tes arguments ne sont pas valables, bref, que tu racontes n’importe quoi.

    Cela m’énerve d’autant plus qu’une mauvaise mauvaise critique servirait presque le film ! Je te conseille de prendre des leçons de méchanceté efficace en lisant ma critique de cette immonde bouse : http://sykas.net/?p=.....

  16. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 11:30     

    Je ne prétends pas être critique de cinéma, aussi (et c’est justement ce qui différencie le blogueur d’un journaliste non ?) je me base UNIQUEMENT sur le ressenti et l’émotion pour parler d’un film (ou, plus souvent, d’une pièce de théâtre). Je n’ai pas d’autre prétention que celle de partager ce que j’ai ressenti, et de ce point de vue je trouve que cet article répond parfaitement à l’objectif fixé ! Néanmoins, je partage (et je l’ai évoqué dans les premiers coms) ton avis sur le fait que ce film est mauvais pour des raisons cinématographiques objectives (mauvais scénario, dialogues globalement médiocres, aucune “fouille” ni évolution des personnages, etc.) mais ça n’est pas sur ce propos que j’ai basé mon article. J’ai choisi l’angle de l’émotion, tu en as choisi un autre et je trouve ton article certes différent du mien mais pas pour autant meilleur…

  17. Posté par Nicolas Sykas le 24 novembre 2010 à 11:42     

    Excuse moi Plastie ! J’arrive sur ton blog par conseil d’une collègue blogueuse qui te définie comme “influente”, d’où ma méprise sur tes objectifs.

    Petite question : si tu ne te considères pas comme critique de cinéma, pourquoi tu écris des critiques de cinéma ?

  18. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 12:27     

    Tu as mal lu je pense : je n’ai jamais fait (ni prétendu faire…) une “critique de cinéma”, en revanche j’ai écrit (en préambule ET en rouge) que j’allais donner “mon avis sur ce film” (la différence entre les 2 mots me parait évidente non ?). Mon but était donc de partager un ressenti et de faire naitre des discussions, pas de “nuire” à un film ou à un réalisateur. N’étant pas une blogueuse influente (on t’a menti et ça n’existe pas d’ailleurs) je n’en ai pas le pouvoir … et encore moins l’envie !!!

    Au fond le pb, c’est qu’il y a des blogueurs qui se prennent pour des journalistes et que, de fait, il y a des lecteurs qui pensent que des blogueurs sont là pour faire des critiques téléramesques ! J’ai créé ce blog il y a 6 ans pour partager (enfin témoigner de) mon expérience sur la chirurgie réparatrice. Le partage, le vécu, l’émotion pour moi c’était et c’est toujours ça bloguer. Le reste (écrire sur des faits et rester dans l’objectivité quel que soit l’angle), il m’arrive de le faire aussi, mais dans ce cas c’est au sein d’une rédaction, avec un statut de pigiste (et pigiste, je l’ai été bien avant d’être blogueuse, même si ce n’est plus mon métier aujourd’hui).

  19. Posté par Astyanax le 24 novembre 2010 à 14:32     

    Donc, si je résume : intrigue à deux balles, personnages et dialogues foireux et une très sale image de l’amitié… Et dire que je suis obligé d’aller le voir samedi… Pas très encourageant tout ça !

  20. Posté par Louloutte le 24 novembre 2010 à 16:03     

    Pour une fois je peux dire que j’ai vu le film et je peux rebondir.
    J’ai bien aimé le film si on ne cherche pas plus qu’un divertissement. 2h30 c’est trop long (d’ailleurs mon homme s’est endormi) et la fin est franchement prévisible.
    J’ai trouvé que les personnages étaient hyper caricaturaux et qu’ils n’évoluaient pas. Tu te demandes ce que vient faire la dedans M ou Yodelice à part une petite promo.

    Mais bon j’ai bien pleuré parceque je suis bon public et hormonale. Je trouve que c’est un film d’une bande de copains fait par des copains dans la vie. Ils ont un peu tout mis dedans mais la sauce n’a pas pris.

    Ils ont pas gaté Dujardin et c’est lui qui m’a touché, peut être parceque je suis confrontée dans la “vraie” vie aux accidentés de la route..(mais c’est vrai qu’il y en a des amochés comme lui).

  21. Posté par Mam'zelle X le 24 novembre 2010 à 19:01     

    Bon bah je ne lis pas alors et je reviendrai quand on aura vu le film…

  22. Posté par Plastie & Cie le 24 novembre 2010 à 19:52     

    @Astyanax : mais fallait pas lire alors si tu l’as pas encore vu !!! (c’était marqué !!!!)

    @Louloutte : là j’avoue que je suis surprise de ton indulgence (les hormones… LOL)

    @MX : impatiente de lire ton retour !

  23. Posté par Louloutte le 25 novembre 2010 à 9:42     

    Je te rassure mon homme a trouvé ça nul! Il a dit “c’est un film de nana qui réfléchit pas”!

    Je sais pas si c’est le hormones mais Benoti Magimel je le kiffe trop depuis! Je l’ai trouvé canon mais pas crédible en homo refoulé!

  24. Posté par Laurent le 25 novembre 2010 à 9:47     

    Bah moi j’ai aimé et j’ai même pas honte !
    Des bises,
    Lau.

  25. Posté par Anne Cé le 25 novembre 2010 à 10:16     

    Je n’ai pas vu le film, et même si la bande annonce (et le tapage médiatique qui allait avec) m’avait alléchée je ne pense pas que je serais allée le voir, vu qu’en ce moment le cinoche c’est pas tellement ma priorité… et ton avis m’en ôte définitivement l’envie.

    je suis très étonnée de ce que tu décris du film, car personne n’en parle vraiment. si comme le dit Camille, “le propos est de montrer que sous les airs de grands potes, chacun est égoïste et pense à son propre confort avant tout”, la promo officielle a tout de même été un peu mensongère (ou, soyons gentils, un peu ratée !). et quant aux personnes qui ont vu le film, c’est carrément raté alors car tous ceux qui m’en ont parlé évoquent plutôt “une belle histoire d’amitié”. et alors, moi non plus ça n’est pas MA vision de l’amitié. :L:

    je ne savais pas comment l’histoire démarrait. le coup de la bande de potes qui part en vacances le lendemain de l’accident, comme toi, ça me choque terriblement.

    Te lire, et lire aussi les témoignages en commentaires, cela me renvoie aussi à mon vécu : quand ma meilleure amie a perdu son papa, j’étais à 500 km, j’ai pris deux jours de congés pour être avec elle et assister à l’enterrement, je ne me suis même pas posé de questions, pour moi c’était une évidence. et j’avais été très choquée que d’autres amis, qu’elle voyait tous les jours, n’aient pas bougé leur cul et pris 2h de leur temps pour faire 10 km et venir à l’enterrement.

    Le coup de “la vie continue, on poursuit les projets qu’on avait fait ensemble, c’est ce qu’IL aurait souhaité”, ça me parle aussi… deux mois après le décès accidentel d’un ami, nous sommes allés dans un festival où nous avions prévu d’aller avec lui. pendant le concert, nous n’avons pas eu à prononcer son nom, mais nous pensions tous très fort à lui et on était vraiment hyper émus. (d’ailleurs de le raconter ça me fait encore monter les larmes aux yeux). pour nous, c’était fort, cela avait un sens, et ça n’avait rien d’indécent, alors que partir en vacances le lendemain de l’accident, putain !!!

  26. Posté par Louloutte le 25 novembre 2010 à 12:00     

    Tu sais Anne-Cé, pas plus tard que la semaine dernière, j’appelle la fille d’une patiente qui était en train de mourir, je lui dit de venir parceque son état s’est dégradé rapidement et que sa maman allait mourir, elle me répond qu’elle est en train de manger et qu’elle viendrait le lendemain. La patiente s’est éteinte avec une “étrangère” à coté d’elle.

    Et c’est bien plus fréquent qu’on ne le pense. C’est peut être pour ça que ça ne m’a pas si choqué.

  27. Posté par Astyanax le 25 novembre 2010 à 15:19     

    @ Plastie & Cie : oui mais avec une intro comme ça, en général ça l’effet contraire, on a envie de lire !! :)

  28. Posté par Plastie & Cie le 26 novembre 2010 à 7:51     

    @Louloutte : pas crédible du tout même !

    @Laurent : tu as le droit :cl:

    @AC : très touchant ton com… (ceci dit, c’est un film dont il est difficile de parler sans spoiler, c’est peut-être pour ça qu’on n’a pas lu grand chose sur le fond…)

    @Louloutte : je ne suis pas surprise par ce que tu racontes. Même si c’est horrible, je sais que c’est une réalité à laquelle le personnel médical est souvent confronté :(

    @Astyanax : hahaha ! bon enfin vu que t’es “obligé” d’y aller demain, je compte sur toi pour repasser nous donner ton point de vue !

  29. Posté par Camille le 28 novembre 2010 à 15:16     

    Ah oui, tiens, je rebondis sur le com’ d’Anne-Cé à propos de la bande-annonce..
    Effectivement, elle ne reflète pas vraiment le film, mais à la suite de l’avant première, on a pu rencontrer Guillaume Canet (j’en suis encore hystérique, en fait) et il nous avait expressément demandé de ne pas parler de ce qu’il se passait dans le film, parce qu’il voulait que ce soit une “surprise”. (bon, je me souviens plus exactement de ce qu’il avait dit, hein)(je bavais trop pour m’en souvenir) mais du coup, j’ai regardé une fois de plus la bande annonce après, et effectivement, il ne montre rien si ce n’est une espèce d’ambiance, un truc du genre.

    Et du coup, la promo s’est basé un peu sur cet aspect que sur le fond vraiment du film, je crois.

    Enfin, voilà quoi.

  30. Posté par Céline le 30 novembre 2010 à 0:08     

    Pas mal le billet… beau questionnement sur l’amitié, cette valeur si chère aussi à mes yeux, comme aux tiens visiblement. Moi je suis sortie de ce film en ayant même pas compris ce que Canet voulait (me) dire. Au moins toi tu as une raison de pouvoir presque dire que ce film est bon puisqu’il t’a fait réagir sur ce qui, visiblement, a l’air d’être une réalité… Moi, le pire, c’est qu’il ne m’a “rien” fait ce film. Je n’ai même pas compris ce qu’on voulait me “dire”… Je suis peut être débile, va savoir.

    D’autant que, comme on ne creuse pas vraiment chaque personnage (puisqu’il y en a trop et trop peu “d’intrigues” réelles), on ne sait même pas trop qui était ce type qui se retrouve seul à l’hosto. Nan parce que ça se trouve c’était un salaud de crétin, et ce genre de type se retrouve souvent seul à la fin non?

    … Nan franchement, je t’envie presque d’avoir un avis tranché sur le film, moi mon feedback ressemblerait presque à un encéphalogramme plat. R.A.S

    Bises.

  31. Posté par Céline le 30 novembre 2010 à 0:12     

    Pardon, je reviens :)

    en fait à la relecture de certains com, je me dis que finalement le film est bon car il a eu le mérite de pouvoir distinguer comment le sgens qui nous entourent et sont alés voir le film se positionnaient quant à l’amitié :):)

    En ça c’est une réussite. Et si le monde entier trouve que c’est une “belle” histoire d’amitié, ça en dit long sur “le monde”

    Re-bises.

  32. Posté par Plastie & Cie le 30 novembre 2010 à 7:20     

    Ce n’est pas parce qu’un film “fait réagir” qu’il est “bon”, je dirais même plutôt que dans la vie ce qui me fait réagir à ce point à tendance à être infiniment mauvais ;-)

  33. Posté par Lili le 4 décembre 2010 à 11:00     

    Enfin quelqu’un qui n’a pas aimé !
    J’en suis sortie sans doute plus calme que toi mais ai été cruellement déçue par ce film vendu comme un film sur l’amitié… sensé faire réfléchir ! A part voir des zozos en vacances, je n’ai rien vu.
    Et je n’ai pas retrouvé non plus le côté bobo parisien…

  34. Posté par Plastie & Cie le 5 décembre 2010 à 17:30     

    :cl:

  35. Posté par jeybicar le 6 février 2011 à 9:50     

    les médias ont en vraiment trop fait pour ce film

  36. Posté par Mam'zelle X le 23 février 2011 à 23:16     

    On vient tout juste de le finir et…………. ma pensée pendant tout le film c’était “Mais il était complètement défoncé quand il a fait ce film ……!?!?”

    En fait, j’ai ri, j’ai pleuré (oui moi aussi je suis un peu sensible des hormones en ce moment… :ha: ) mais à aucun moment je ne me suis retrouvée dans l’un ou l’autre des personnages. Sont carrément trop caricaturaux, font des actes carrément insensés…

    Et je pense que finalement ce qui dérange, et ce qui se retrouve dans les commentaires finalement, c’est le paradoxe hallucinant et irréaliste entre “on est les meilleurs potes de la terre” et “on laisse notre pote pour aller quand même en vacances on peut “rien faire” pour lui”…