Jupe Obligatoire
Alors aujourd’hui on va parler théâtre. Oui parce que si je dis qu’en fait on va parler échangisme je vais perdre 63% de mes lecteurs et gagner 99% des “………..” (j’vous laisse choisir) de l’ami google ! Donc on va parler théâtre, et plus précisément de la pièce Jupe Obligatoire que je suis allée voir au Palais des Glaces il y a quelques jours… Petit pitch :
“Évoluant dans le monde du cinéma, France, la trentaine intellectuelle, un peu coincée fait la connaissance de Sharon afin d’écrire un scénario sur le libertinage. Cette délicieuse bimbo est prête à tout pour devenir une star ! Clubs échangistes et soirées VIP font partie de son plan de carrière. De fil en aiguille, cette rencontre va bouleverser leur intimité.“
Alors clairement c’était décevant. Pas mauvais mauvais, mais décevant. Les dynamiques comédiens étaient plutôt bons (heureusement) mais à l’évidence le tout manquait de profondeur. Là où je m’attendais à découvrir une pièce relativement fine, sensuelle et drôle, je n’ai vu qu’un sujet abordé de façon très “pipi/caca“. De fait, je m’interroge sur le succès populaire que connait cette pièce depuis plus d’un an, d’autant qu’elle a reçu le Prix Raimu du public en 2008…
C’est sur, échangisme et bisexualité ne sont pas des sujets hyper fréquents et populaires au théâtre. Et, à plusieurs égards, je peux comprendre qu’ils soient complexes à aborder pour un auteur. Sauf que quand on choisit de le faire, je pense qu’il faut le faire bien. Avec intelligence et sensibilité par exemple ! On peut parler de choses “différentes” et être drôle, on peut parler de ce que 99% d’une salle ne connait pas vraiment sans pour autant tomber dans les clichés qui prêtent à rire sous cape, non ? D’ailleurs, les gloussements des autres spectateurs m’ont presque dérangée : j’avais l’impression d’être dans la cour d’école de mon enfance, quand j’apprenais que pfffffiou Ségolène avait mis sa langue dans la bouche de Nicolas que berk-hihihi-c’est dégueulaaaaasse moi j’ferai jamais ça, tu crois pas Martine ?
Alors quand les critiques théâtreux parlent “d’émotion” et de “message de liberté pour les femmes” en sortant de cette séance, vraiment je ne comprends pas et leurs avis (assez convergents) me confortent dans l’idée que j’ai été déçue (sauf par la toute fin qui est assez “vivante”), même si pour autant je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment…















