Celle qui avait testé le conseil en image #2
(cet article fait suite à l’interview d’Elisabeth publiée hier…)
Lorsque la bonne fée Kalioshka a lancé un appel à candidature sur twitter pour bénéficier d’une aprem “conseil en image”, j’ai hurléé “moi moi moi d’abord“. Et puis le temps a passé jusqu’à ce que je reçoive les coordonnées de La boite à image, car ouiiiiiiii je faisais partie des heureuses élues… Et là, panique. Parce que si au départ je trouvais ça hyper fun d’être confrontée au regard d’une pro’, je peux vous assurer que le matin précédent le rendez-vous j’ai bien bien balisé ! J’avais opté pour une après-midi “sur mesure”, avec dans l’ordre : “analyse” (là où on papote et où Elisabeht fait connaissance avec la morphologie du bestiau), tri de garde-robe et shopping. Une aprem marathon de près de 6 heures en réalité (autant vous dire qu’Elisabeth ne compte pas franchement son temps) qui m’a au final sacrément bouleversée…
L’interphone a sonné et j’ai vu débarquer une petite boule d’énergie au regard malicieux et, instinctivement, ça l’a fait. Pourtant, toute avenante que j’ai l’air, je suis plutôt du genre timide et méfiante – voire froide – a fortiori quand je rencontre, chez moi, une inconnue pour la première fois… Mais, instinctivement donc, ça l’a fait, le courant est passé et la conversation s’est engagée. Des questions simples au départ (sur mes goûts, mes habitudes…), puis plus pointues mais toujours avec – et ce fut le fil d’Ariane de cette journée – un INFINI RESPECT.
Car si Elisabeth conseille (sur les matières, formes, couleurs etc.), elle se garde bien de juger. Elle dit les choses qui doivent être dites, mais déploie des trésors de bienveillance, de subtilité, de douceur et de simplicité. Moralité ? On avance, et vite. On va vers soi à une vitesse étonnante et on met le doigt sur ces choses que l’on croyait enfouies, bien enfouies tout au fond de soi et qu’on imaginait qualifiait de si peu importantes… Un moment intime donc, dont vous comprendrez aisément que je ne vous livre pas tous les détails, mais quand même…
L’un des moments clés de cette journée a été pour moi le premier magasin visité [ah et non, Elisabeth ne vous embarque pas dans des boutiques hooooooooors de prix hein, elle va avec vous là où vous allez seule d'habitude, et croyez bien que ça change vraiment la donne !]. Elle m’a demandé de faire comme si elle n’était pas là, et de shopper comme je l’aurais fait sans elle. Elle n’a pas été déçue du voyage ! En 2mn chrono j’avais fait TOUT le tour du magasin, et rapporté une tunique en clamant “ya rien d’autre” ! Elle m’a demandé si je faisais toujours ça et – machinalement – j’ai bredouillé que oui, que de toutes façons je n’aimais pas le shopping puisque rien ne m’allait. Et là (même si dit comme ça, ça ne vous paraitra probablement pas aussi incroyable qu’à moi ce jour-là) j’ai pigé : pigé qu’en réalité je faisais encore du shopping comme j’en faisais il y a quelques années, alors que j’avais 40kg de plus et qu’acheter des vêtements n’était rien d’autre qu’un supplice. Alors, de magasin en magasin, Elisabeth a eu a cœur de me montrer que c’était un corps “normal” qui shoppait désormais et que, dans toutes les boutiques et dans de nombreux styles, il y avait de quoi le rendre plus heureux…
Je ne peux pas ici vous raconter 6 heures de conversation. D’abord parce que ce serait trop long, mais surtout parce que ce serait trop intime. Mais voilà l’essentiel de ce que je voudrais que vous compreniez/reteniez : le conseil en image, c’est un métier et un métier a un prix. Un prix qui divisé par le nombre d’heures passées en compagnie d’Elisabeth et multiplié par le nombre de choses apprises et comprises au cours de cette journée n’a juste plus tellement d’importance. Oui, parce qu’au cours de cette journée, j’ai viré 2 ou 3 vieilleries de ma penderie et racheté quelques pièces “de base” (robe, gilets, tuniques, ceinture, blouson) que je n’aurais juste jamais essayées seule dans les magasins. Mais surtout, j’ai compris que “ne pas se voir comme on est” ce n’est pas anormal mais que savoir ce qui va/vapas c’est pouvoir “dépasser l’inconnue du miroir”. Retenu surtout que tout corps a de nombreux atouts et que des atouts mis judicieusement en valeur masquent illico les bourrelets relous sur lesquels, devant sa glace, on focalise. Réalisé enfin que, depuis ma perte de poids, je n’avais pas pris le temps de m’apprivoiser, encore moins celui de m’aimer, et qu’au fond le jeu du shopping n’était pour moi qu’un parcours du combattant dont la seule victoire résidait à trouver une masse sombre capable de “former” le moins possible et de dissimuler le plus possible…
Dans le miroir du dernier magasin visité je me suis regardée. Dans cette robe infiniment décolletée qu’Elisabeth avait rapportée, TRIOMPHANTE, dans la cabine, je me suis VRAIMENT reluquée et je me suis trouvée .. jolie. Ni trop grosse ni trop caisse non, juste jolie avec ces seins longtemps cachés qui, de nouveau, trouvaient l’envie de prendre la lumière….













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