Mourir d’Aimer, ce soir sur France 2

Vous faites quouaaaa ce soir ? Soirée boules pizza c’est ça ? Bein on annule tout et on se colle (avec une bonne réserve de kleenex) devant Mourir d’Aimer à 20H35. Koitéce ? LE téléfilm événement réalisé par Josée Dayan (à qui l’on doit, entre autres, Les Misérables, Balzac ou Le Compte de Monte Cristo) avec Muriel Robin et Sandor Funtek. Here comes le pitch :
“Gabrielle Delorme, la quarantaine, professeur de lettres, divorcée et mère de deux enfants, effectue une nouvelle rentrée scolaire. Parmi ses élèves de seconde, Lucas Malzieu, 15 et demi. Entre ces deux-là, que tant d’années séparent, surgit un sentiment violent, qui va les arracher à leur propre solitude. Après une valse hésitation, ils décident de vivre cet amour. D’abord cachés, ils vont finir par être découverts. Dès lors, les parents de l’adolescent, puis les institutions scolaires et judiciaires vont tout mettre en oeuvre pour briser cet amour…“
Alors non, ça n’est pas un remake du chef-d’œuvre éponyme avec l’inoubliable Annie Girardot. C’est juste “inspiré de”. D’ailleurs, le film initial était lui-même inspiré d’une histoire vraie, bougez pas, j’vous raconte. Juste après les manifestations étudiantes de Mai 68, Gabrielle Russier, professeure agrégée de Lettres noue une idylle avec l’un de ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de 16 ans. Une histoire d’amour qui devient un fait divers lorsque, sur plainte des parents du jeune homme, Gabrielle est arrêtée et condamnée à 12 mois de prison. Calomniée et effondrée, Gabrielle choisit de se suicider au gaz le 1er septembre 1969, et sa mort, plutôt que de défrayer la chronique, ouvre alors un véritable débat de société…
Bref, un sujet fort et un téléfilm (que j’ai pu voir un peu avant vous, merci France 2 et Violette) à la hauteur des sommets auxquels nous a habitués Josée Dayan (que j’ai croisée ya crééé longtemps, et que j’admire beaucoup car elle offre depuis des années de vrais “films” au “petit” écran). Dans le rôle principal ce soir, elle a choisi Muriel Robin. Pari osé mais … pari indubitablement gagné ! Muriel Robin est, dans ce rôle dramatique inattendu – voire déroutant, une merveille de justesse, et son interprétation est juste bouleversante. Face à elle, un jeune comédien de 19 ans, Sandor Funtek, qui impose son talent avec un naturel déconcertant. Bref, une réussite totale pour ce téléfilm que je vous recommande chaleureusement même si, soyons clairs, moi qui pleure rarement devant la télé, là j’ai perdu les eaux d’mes yeux !
Pour info, après le film, suivront la diffusion d’un reportage sur l’histoire de Gabrielle Russier et un débat, animé par Christophe Hondelatte sur le thème “Prof/Elèves : Les couples interdits“.












