“Accroche ta charrue à une étoile”
Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent bien cette maxime. Elle me suit (ou me précède ?) depuis des années maintenant et, lorsque les choses vont mal, c’est à elle et elle seule que je me raccroche. Elle me motive mais, surtout, me rappelle quand je pourrais l’oublier, que rien n’est jamais perdu tant qu’on y croit encore [on dirait du Lara Fabian] et qu’on n’atteint que les buts que l’on s’est donné les moyens d’atteindre. Pourquoi j’vous dis ça ?
Parce que, lorsque le 24 décembre [quelle élégance...] dernier j’ai ouvert la lettre qui m’annonçait mon licenciement économique, ma première larme a été “j’ai fait tout ça pour rien“. Parce que, même si mon poste d’alors ne m’offrait AUCUN avenir et n’avait RIEN EN COMMUN avec la description que l’on m’en avait faite au départ, je m’y sentais “en sécurité” après des années “compliquées”. Perdre mon emploi c’était aussi perdre un peu de ma vie parisienne si chèrement acquise, et perdre surtout mes sorties théâtre que j’imaginais n’avoir bientôt plus les moyens de m’offrir. Alors oui, une soirée et une nuit toute entière j’ai pleuré.
C’est le lendemain que j’ai réalisé que, dans un contexte économique difficile, je ne retrouverais pas de travail par les “voies traditionnelles”. Aussi, foutu pour foutu, je me suis dit que le boulot de mes rêves, plutôt que de l’attendre vainement, j’allais me le CONSTRUIRE. Et, tant qu’à faire, je me suis dit aussi que les places de théâtre que je n’allais plus pouvoir m’offrir, j’allais les obtenir autrement. J’ai réfléchi et la solution s’est imposée d’elle-même : LE BLOG.

Oui, le blog car, objectivement mieux que mon CV et surtout mieux que moi, il disait depuis 4 ans ce que je savais faire et ce que je VOULAIS faire. Écrire, raconter, échanger en un mot PAR-TA-GER. Je me suis mise à fréquenter plus assidument la blogo parigotte, j’ai participé plus volontiers aux opérations et accepté, plus que je ne l’aurais spontanément fait, cartes de visite et RV. Dans la forme, rien n’a fondamentalement changé et j’ai continué toute cette année à bloguer comme je l’avais toujours fait. Mes billets théâtre m’ont progressivement donné la légitimité d’être “invitée” (soyons clairs, je n’en reviens toujours pas) et les produits reçus tout au long de cette année m’ont permis des plaisirs que je ne me serais pas offerts.
Et puis les premiers contacts sont arrivés et j’ai commencé à écrire ailleurs et à me dire que ma véritable envie dans la vie était de partager mon temps. Entre un poste salarié où je ferais ce que j’AIME faire : écrire et échanger. Et entre un poste non-salarié où je ferais ce que j’AIME faire : écrire et échanger. Et puis, plus vite que je ne l’aurais espéré, l’étoile “job de rêve à temps partiel” s’est mise à briller crééééé fort. Aussi, déterminée, j’ai accroché ma charrue.
Et, ce poste salarié dont je rêvais, je l’ai décroché et je commence la semaine prochaine ;-)))
Dire que je suis HEU-REU-SE serait en dessous de la vérité. Dire que c’est mérité serait bien trop prétentieux [d'autant que mes amis n'arrêtent pas de me le dire et que ça m'fait assez rougir comme ça]. Aussi je me contenterai de répéter : “Accroche ta charrue à une étoile“.
Alors aujourd’hui mon ex-employeur j’ai envie de le remercier. Oui, le remercier de m’avoir licenciée, car sans ce coup de pied du destin, je ne réaliserais probablement pas d’aussi jolis rêves. Car oui, s’il m’avait gardée, je me serais probablement endormie au lieu de cravacher et m’acharner (mais parvenir) à m’épanouir… Rien n’arrive jamais par hasard n’est-ce pas ?
D’autant que… Oui. Faut que j’vous dise. Dans la série “une étoile ne brille jamais seule“, il m’arrive un truc de ouf. Un truc que je n’avais pas même espéré car, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais songé à désirer un truc aussi dingue. Et ce truc, figurez-vous qu’il a aussi un rapport avec le théâtre (d’où le fait que j’en ai parlé tout au long de ce billet) ET avec ma visite chez l’Ambassadeur la semaine dernière… Alors pour l’instant on va s’contenter de jouer aux devinettes (rassurez-vous, l’échéance est assez proche…) mais je crois que l’idée va vous plaire aussi. Parce que oui, cette aventure vous allez la partager (virtuellement certes, mais partager quand même) avec moi. Et, croyez-le, vous allez vous marrer… A suivre ;-)))
Ah et ya open-bar dans les commentaires, c’est ma tournée d’étoiles aujourd’hui, parce que comme j’aime à le rappeler, ce blog sans vous pour le lire et l’animer, il n’existerait tout simplement pas. Alors, aussi simplement que sincèrement, MERCI…












