Cesaria Evora, un moment de grâce…
Et puis la Diva aux Pieds Nus est entrée. Sa voix s’est envolée dans l’auditorium, et la salle s’est mise à flotter… Comme si, par sa seule présence, Cesaria Evora avait suspendu le temps. Oui, “suspendu” c’est vraiment ce que j’ai ressenti. Malgré une journée qui pour moi avait été émotionnellement très chargée [je caresse quelques jolis rêves professionnels en ce moment mais chut...], j’avais soudain l’impression d’être dans un autre univers. L’impression de recevoir les mots dont je ne percevais pas le sens, et les notes faites de saxos, de piano et de percussions comme on reçoit une offrande. Etrange lutte intérieure entre l’envie de laisser mon corps se mouvoir aux rythmes entrainants de la musique capverdienne et le besoin de mon âme d’immobiliser ces mots que j’imaginais emplis de mélancolie. Suspendue…

Ce concert très privé (donné à l’occasion de la sortie du nouvel album de Cesaria Evora “Nha Sentimento”, 14 titres inédits entre coladeras et mornas), très intime aussi, a eu lieu vendredi dernier dans l’auditorium de Radio France. Privilège totalement insensé (merci Aurélia) que d’avoir pu le vivre en direct, je sais… Mais pour les moins chanceux qu’Eamimi (à qui on doit la jolie photo de ce billet ;-))) et moi, cet enregistrement sera diffusé ce soir à 21H00 sur les ondes de France Inter et vraiment, je ne peux QUE vous recommander de l’écouter…
je sais, je vous avais annoncé un billet Florame avec un chouette cadal à gagner,
mais je viens seulement de réaliser que si le billet de Césaria ne paraissait pas
aujourd’hui il serait “trop tard”… Donc promis, le cadal will be back soon !












