Le temps des fonctionnaires
Alil Vardar, ça vous dit quelque chose ? Mais siii, je vous en avais parlé ici puis là, puisqu’il est l’auteur et l’interprète (l’un des…) du Clan des Divorcées, une pièce que j’ai adorée l’année dernière. Et bien figurez-vous qu’il est aussi l’auteur et le metteur en scène de la pièce que j’ai vu l’autre jour, Le Temps des Fonctionnaires, à la Grande Comédie. Here comes le Pitch :
“Personne n’a le pouvoir d’arrêter le temps. Si ! Un fonctionnaire. Au fin fond d’un bureau obscur, trois fonctionnaires zélés se retrouvent victimes du système : solde RTT à zéro, semaine d’hiver déjà prise, arrêt maladie à justifier… Et pas une truie à l’horizon pour attraper la grippe ! La tension est à son comble quand un trombone fait déborder le vase. Le réveil de la révolte a sonné. Le compte-à-rebours a commencé… Bonus exclusif : Vous saurez enfin qui est le père de l’enfant de Rachida.“
Bon alors comment vous dire ? Et bien c’est … gras et aussi c’est … beauf. Mais, vraiment, ça l’fait ! C’est bourré de clichés, c’est du grand n’importe quoi, c’est du rire assez facile aussi si on veut mais … ça l’fait je vous dis ! Essentiellement grâce à l’énergie des 4 comédiens (Marie-Aline Thomassin, Christophe Canard, Pascal Provost et Eric Blanc) qui ne s’investissent pas à moitié pour servir des textes – certes un peu en dessous de ceux qu’on attendrait légitimement de leur auteur – sans langue de bois. Ambiance manif & mégaphone garantie !
Bref vous l’aurez compris cette pièce est truffée de stéréotypes [quoique, pour avoir bossé en mairie pendant quelques mois et compris que je ne deviendrai JAMAIS fonctionnaire, j'ai pas trouvé ça si cliché que ça...] et d’humour à 2 balles et si certains spectateurs la trouveront consternante moi, vraiment, j’ai aimé ! Pourquoi ? Parce qu’elle s’apparente un peu à l’esprit “théâtre de rue” que j’aime tant, parce que taper sur la fonction publique est toujours jouissif et, surtout, parce que rire de bon cœur fait tout simplement du bien ! Bref, ALLEZ-Y !












