Christophe Alévêque est Super Rebelle !
Rien que le titre, j’adore ! Vous le savez d’ailleurs, parfois je suis fichue d’aller au théâtre rien qu’en lisant un titre (la preuve ICI), mais là j’avoue, c’est plutôt pour la tête d’affiche, Christophe Alévêque, que j’ai mouvé mon précieux séant ! Oui l’humoriste de la télé (la bande à Ruquier…), de la radio, du cinéma (si si) etc. et aussi de la chanson … mais ça, on le sait moins (il a pourtant fondé un groupe de rock et sorti un album). Enfin bref, c’est pas le sujet du jour ! Quoique, dans son spectacle “Christophe Alévêque est super rebelle !… Enfin ce qu’il en reste”, il ne se contente pas de déclamer [avec un talent de comédien et un jeu d'une exquise précision que je ne lui connaissais pas], puisqu’il chante aussi. Mais d’abord, here’s le pitch :
“L’humour c’est comme les essuie-glaces, ça n’arrête pas la pluie mais ça permet d’avancer. Christophe Alévêque plante ses banderilles dans l’échine du système. C’est sa façon à lui d’appuyer là où ça fait mal, histoire de percer les furoncles de cette si charmante société. Il aime pointer du doigt ce qui cloche dans ce monde sans pour autant verser dans le sérieux. Loin de se prendre pour un justicier masqué , il endosse un déguisement de Super Rebelle, il balance quelques pincées de poil à gratter avant de s’écrouler tel un dandy blasé dans l’absurdité de nos vies. Là, plutôt que de s’endormir, il chante pour oublier, pour harmoniser sa colère. Il a peur de la nature humaine, des enfants qui grandissent mal, du sexe qui ne s’assume plus… Tout lui est bon pour moquer nos travers, tel un petit diable qui ricane devant l’angélisme ambiant. Et puis il y a l’actualité décidément généreuse avec les humoristes. Au lieu de s’assoupir devant son poste de télévision, le gaillard s’ingénie à décrypter le zapping permanent et le jargon médiatique servis quotidiennement. Son ironie fait mouche, preuve qu’on peut rire les yeux grands ouverts.”
Autant vous l’dire tout de go, j’ai pensé à Thierry Le Luron tout du long : un texte chaud (au sens où il colle à l’actualité…), vif, mordant, subtil, arrogant, piquant, corrosif, dérangeant et drôlissime, entrecoupé de petites chansons savoureuses et tout aussi pertinentes (ou impertinentes…). Bref un vrai spectacle ECRIT [rigolez pas, je vois de plus en plus de pièces où les textes sont si inexistants que là, ça mérite d'être souligné en double et en gras] où, des adolescents à la cour de l’Elysée, tout l’monde en prend sacrément pour son grade !













